La
récupération.
Un
sujet dont bien des cyclistes n’aiment pas entendre parler, mais la récupération demeure la clé du succès.
À
trop d’occasions on entend le cycliste mentionner qu’il aime rouler « à fond, être dans le tapis» et plusieurs
d’entre eux véhiculent de vieilles croyances voulant qu’il faille toujours se défoncer sur un vélo. Encore aujourd’hui certains appuient cette théorie et l’appliquent dans certains cours d’entraînement
extérieur ou intérieur. Et c’est pourtant loin d’être favorisé par
plusieurs entraîneurs.
On
a abordé le sujet de la planification et de la préparation, la récupération en fait partie. Lorsque vous planifiez de faire
un entraînement intensif, il faut aussi planifier la récupération appropriée, soit les jours qui précèdent, soit pendant l’entraînement
et aussi suite à l’entraînement. Car c’est cette planification qui vous permettra de développer vos capacités
et donc, de vous améliorer.
Deux
jours avant votre entraînement intensif, vous éviterez de faire un entraînement difficile. La veille de l’entraînement
vous préparez vos jambes pour l’entraînement du lendemain. La journée de votre entraînement, vous intercalez vos intervalles
par des phases de récupérations. Le lendemain vous ne ferez pas un entraînement similaire à celui de la veille, il sera d’une
intensité facile.
Pour
bien retirer tous les bénéfices de l’exécution de vos intervalles intensifs,
il faut avoir une phase de récupération avant d’entreprendre le suivant, on parle souvent de 1:2, 1:3, 1:4, 2 :1,
etc. Et là, le plaisir de la planification commence, Vous aurez déterminé à l’avance la durée et l’intensité de
vos intervalles, selon ce que vous avez ciblé comme objectif et par le fait même, la durée de la récupération pour favoriser
l’atteinte de votre objectif. Le 1:2, signifie que votre phase de récupération sera 2 fois plus longue que votre intervalle
d’effort, le 2 :1, signifie que votre phase de récupération sera 2 fois plus courte que votre intervalle. L’entraînement
cycliste est similaire à un entraînement de musculation avec haltères. Avec des poids,
vous variez le nombre de répétitions et de sets, selon la charge à soulever
et l’objectif visé. Vous déterminez la durée de la récupération appropriée
entre chaque set pour vous permettre d’exécuter vos exercices.
Cela
est quelque peu compliqué et c’est là que le rôle de l’entraîneur entre en jeu. Il sait comment jouer avec toutes
les pièces du casse-tête pour bien mettre en place chacune des pièces, pour vous amenez à atteindre vos objectifs. Vous pourrez
alors vous concentrez sur l’exécution de vos entraînements et sauverez bien des maux de tête.
Vous roulez avec un groupe ou à deux, pensez à ne pas prendre des relais trop long
à l’avant. De donner le relais et d’aller à l’arrière ne signifie pas que vous n’êtes pas assez fort,
au contraire, cela vous permettra de refaire vos énergies, de boire, de manger et cela vous permettra d’aller plus souvent
à l’avant, de maintenir un rythme élevé et de prolonger la durée de vos sorties.
Le
lendemain de votre entraînement intensif, il faut aller rouler à une intensité «piano» ce qui signifie facile. Cela vous permettra
d’éliminer les toxines accumulées dans votre organisme plus rapidement et facilitera votre récupération et votre préparation
pour vos entraînements ultérieurs.
Il
ne faut pas oublier l’importance du sommeil, il faut bien dormir et en prolonger la durée lorsque votre entraînement
s’intensifie.
Bonne
récupération………..