Les évènements cyclistes et les cyclosportives se multiplient à chaque
année. Il est de bon augure pour ce sport de solitaire que notre instinct grégaire nous amène à le pratiquer en groupe. Il
faudra donc adopter un comportement en conséquence et le pratiquer en toute sécurité.
Votre sécurité et celle des autres cyclistes est primordiale.
En premier, ce qui déplaît
à plusieurs cyclistes et qui est d’ailleurs très surprenant : le port d’un casque. Le cycliste évalue en
moyenne son budget d’un nouveau vélo à trois mille dollars. .À combien ce même cycliste évalue-t-il la valeur de sa
vie? Aujourd’hui, il n’y a plus de raisons valables pour ne pas porter un casque. Il est facile et vraiment moins
dispendieux que par le passé de se procurer un casque léger et bien ventilé. Ce casque vous protégera en toute circonstance,
même dans des situations les plus anodines. De plus il vous protégera de l’insolation sous un soleil torride.
Ensuite viennent les gants. Pourquoi s’entêter à ne pas porter
de gants? Encore là, une situation incompréhensible car vos gants vous protègent lors d’une chute, préviennent les problèmes
du tunnel carpien (engourdissements, etc.) et lorsque vous transpirez ou lorsqu’il pleut, ils vous assurent une meilleure
prise sur votre guidon.
Parlant du guidon, il est là pour une raison, alors gardez
vos mains sur votre guidon. Certains se trouvent bien audacieux de descendre à vive allure ou de rouler parmi
d’autres cyclistes sans tenir le guidon. Ils représentent tout simplement une source de danger, autant pour eux que
pour les autres. Sur un guidon, vos mains doivent toujours adopter un comportement
identique. Par ex : lorsqu’une des mains est sur une manette de frein
l’autre doit aussi être sur l’autre manette de frein. Lorsque vous prenez un bidon, la main qui demeure sur le
guidon doit se positionner sur le dessus du guidon. Quand vous n’avez qu’une seule main sur le guidon et que celle-ci
est sur la manette de frein, vous êtes moins en contrôle. Lorsque vos mains sont sur les cocottes, toujours avoir un ou deux
doigts sous les manettes de freins, ainsi vous éviterez de perdre (ou d’échapper) le guidon, lorsque vous rencontrez
un trou ou une bosse.
Vous devez vérifiez l’état mécanique de votre vélo et avant de
partir rouler vérifiez l’état de vos pneus et la pression d’air. Vérifier si vos cales sont bien serrées.
En roulant en groupe prenez soin que vos bidons sont maintenus adéquatement
dans les portes-bidons, sinon simplement les plier un peu pour les resserrer et ainsi évitez d’en perdre un en roulant.
Un bidon devient un objet dangereux pour les cyclistes qui vous suivent et très
souvent difficile à évitez à l’intérieur d’un peloton.
Rouler en peloton est une sensation agréable et on roule plus rapidement mais
peu de cyclistes ont été formés dans ce sens . Même ceux qui ont l’expertise ne doivent pas oublier que vous ne connaissez pas les comportements de tous les cyclistes avec qui vous roulez
dans le peloton. Cela vous demandera d’adopter un comportement plus vigilant et de penser en groupe. Et cela est encore
plus vrai vers la fin du trajet, les cyclistes sont fatigués et moins alertes (l’importance de manger et de s’hydrater).
Si vous êtes dans un petit groupe, prenez le temps d’analyser le comportement des cyclistes qui vous accompagnent.
Ceux qui sont à l’avant du peloton ont un rôle à jouer : celui
d’informer ceux derrière et à leur tour, ceux derrière doivent faire suivre l’information (approche d’un
virage, trous, etc.).
Cela ne vous sera d’aucune
utilité de vous battre pour n’avoir qu’une demi-roue d’avance sur votre voisin, vous êtes dans un peloton
!!.
Il faut en tout temps maintenir votre ligne, cela s’applique même quand vous êtes
seul sur la route, vous ne devez pas changer de ligne brusquement, et c’est encore plus vrai dans un virage. Quand vous
roulez seul vous devriez rouler comme si vous aviez un cycliste parallèle à vous en tout temps.
Il faut faire attention
aux bordures de routes pour ne pas vous faire prendre à rouler dans le gravier. Ne pas trop rouler dans la roue du cycliste à l’avant. Certains freinent, ce que l’on doit faire le moins possible
en peloton. Il y a du vent? Il existe plusieurs techniques pour être plus efficace
en groupe, prenez soin de les apprendre et de les pratiquer.
Lorsque vous dépassez un cycliste, informer-le par où vous passer (ex :
attention à gauche, je passe à droite, etc.). Si vous rouliez seul, rien ne vous empêche de le saluer. Si un cycliste vous
dépasse, cela ne signifie pas automatiquement que vous puissiez prendre sa roue et vous cacher derrière. Il n’est pas
votre taxi, demandez-lui si cela lui convient.
La cohabitation avec les voitures : pas facile! Malheureusement au Québec la voiture a priorité sur le cycliste et plusieurs automobilistes font de moins
en moins leurs arrêts obligatoires. Rappellez-vous qu’ils subiront moins de dommage lors d’un impact avec un cycliste.
Alors soyez prudents, respectez les consignes routières, vous êtes aussi un véhicule sur la route. Faites vos « stop ». Voyez
les arrêts comme une raison pour faire des intervalles, amusez-vous. Un cycliste au volant de sa voiture oublie malheureusement trop souvent qu’il est aussi cycliste. Ne prenez pas pour acquis qu’un
automobiliste vous voie. Quand il clignote pour effectuer un virage, n’essayer pas de le dépasser du même côté qu’il
tourne, demeurez à l’arrière ou passez prudemment de l’autre côté
E conclusion….Respectez les autres cyclistes, ils pratiquent le
même sport que vous et ils ne sont pas votre ennemi. Et soyez prudent car votre objectif est de pratiquer ce sport le plus
longtemps possible
Casque : prix moyen : 150$.Tous les casques offrent le même
niveau de protection peu importe leur valeur monétaire.